
La trahison des héritiers
Il y a une douzaine d’années, lors d’un entretien bilatéral avec Adolf Ogi, l’ancien conseiller fédéral qui soutint avec une ferveur inébranlable l’intégration de la Suisse à la construction européenne, j’ai soudainement eu le sentiment que l’homme que j’avais en face de moi avait été trahi. Trahi par qui ? Par les bureaucrates et les technocrates européens qui ont succédé à Konrad Adenauer, à Jean Monnet ou à Winston Churchill.




