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Point de vue politique

Discours du 18 avril 2026 par Dr Stephan Rietiker, Président Pro Suisse, prononcé lors de l’Assemblée générale ordinaire de PRO SUISSE

Mesdames, Messieurs, chers membres et amis de Pro Suisse, chers invités – parmi lesquels des représentants de diverses ambassades, chères Suissesses, chers Suisses, chers patriotes!

Je me tiens aujourd’hui ici à Berne, au coeur de notre pays et je le ressens profondément: ceci n’est pas une rencontre ordinaire. C’est un nouvel élan! C’est le moment où le peuple suisse commence à se lever et à dire: ça suffit!

Regardez autour de vous. Huit cents visages. Huit cents coeurs qui battent pour la même cause.

À savoir:

  • Pour une Suisse qui reste libre – libre de la bureaucratie bruxelloise, libre de ceux qui, guidés par des idéologies, conduisent leur économie à l’échec, libre de lois étrangères, libre de juges étrangers.
  • Pour une Suisse, où la liberté d’expression et les valeurs démocratiques fondamentales sont défendues avec constance.
  • Pour une Suisse dont la neutralité armée, permanente, ne reste pas qu’un principe inscrit sur le papier, mais qui le cas échéant, est garantie par l’armée.
  • Et pour une Suisse, qui transmet à ses enfants et petits‑enfants un pays qui demeure souverain, et non un petit appendice entravé de l’Union européenne.

C’est ce que certains, à Bruxelles et dans les cercles mondialistes, ne veulent plus entendre. Mais nous sommes là. Aussi déterminés qu’à l’accoutumée.

Chers amis, la menace ne franchit plus nos frontières à bord de chars. Elle avance insidieusement. Ce n’est pas l’UE qui constitue notre principal adversaire, non: le véritable danger se trouve à l’intérieur. La majorité du Conseil fédéral, ainsi que de nombreux fonctionnaires et élus de la Berne fédérale, se révèlent agir comme une cinquième colonne. Une pfcinquième colonne, qui tente de nous prendre pour des naïfs: avec des accords dénués de sens. Avec des tactiques de dissimulation habiles et des mensonges. Avec des formules creuses comme «accords bilatéraux». Avec des termes aimables comme «coopération» et «harmonisation». Mais derrière ces termes se cache l’ancien rêve des centralisateurs: dompter la Suisse. Ou, comme l’a formulé l’ancien président de la Commission européenne, Jean‑Claude Juncker: «La Suisse est une absurdité géostratégique». Et cette opinion est plus présente que jamais au sein de l’Union européenne. Notre argent, nos frontières, notre armée, nos lois — tout devrait, lentement mais sûrement, être acheminé dans la grande machine de l’Union européenne.

Je vous le dis: il ne s’agit pas ici de partenariat. C’est une cage. Une cage peut‑être aux barreaux dorés, mais une cage tout de même. Et nous, Suisses, ne sommes pas des oiseaux que l’on enferme.

Souvenez-vous de notre histoire. En 1848, nos ancêtres ont rédigé la Constitution fédérale – non pas parce que Bruxelles ou qui que ce soit d’autre le leur avait ordonné, mais parce que le peuple le voulait. En 1815, nous avons adopté la neutralité – non pas par faiblesse, mais depuis une position de force. Deux guerres mondiales l’ont montré: quiconque attaquerait la Suisse se verrait présenter une facture très salée. Armés. Déterminés. Inflexibles. Cela nous a préservés des guerres!

Et c’est précisément cette attitude qu’on cherche aujourd’hui à nous faire abandonner. «Le monde a changé», disent les élites. «Vous devez vous adapter», disent les lobbyistes de l’Union européenne. «La neutralité est dépassée», disent ceux qui, installés dans leurs bureaux feutrés de Berne, de Genève et de Bruxelles, n’ont jamais accompli un seul jour de service dans notre armée.

Et je leur réponds en un seul mot: mensonge.

Notre neutralité n’est pas dépassée. Elle est intemporelle. Elle est la raison pour laquelle la Suisse demeure le pays le plus digne de confiance au monde. C’est pour cela que des banques, des entreprises et des personnes du monde entier viennent chez nous. Parce que nous n’appartenons à personne. Parce que nous ne servons aucun bloc. Parce que nous ne servons que le peuple suisse.

Et c’est précisément pour cela que Pro Suisse s’engage chaque jour mit einer conviction totale: non pas pour la gauche, non pas pour la droite, mais exclusivement pour la Suisse. Pour sa souveraineté et pour la démocratie directe, dans laquelle le peuple décide lui‑même – et non pas des commissaires non élus à Bruxelles.

De quoi s’agit‑il? Il s’agit de notre autodétermination et de notre neutralité, que nous défendons bec et ongles – même lorsque l’UE arrive avec des sanctions et des menaces.

Nous devons dire non lorsqu’ils veulent assouplir nos frontières, nous imposer des masses de migrants et de requérants d’asile, affaiblir notre armée et contourner nos lois.

Il est grand temps de faire de Pro Suisse la voix la plus forte du pays – ici à Berne, dans les cantons, à chaque table ronde des habitués et devant chaque urne.

C’est cela que nous devons mettre en marche ensemble aujourd’hui. Pas d’applaudissements à la fin, et ensuite chacun rentre chez soi. Non. Je veux que nous fassions tous naître un élan. Je veux que vous vous leviez demain et que vous disiez à chacun: la Suisse appartient aux Suisses. C’est tout.

Regardez le monde. Partout, les anciens blocs se désagrègent. Les promesses électorales et les traités sont systématiquement violés. La sacralisation des énergies renouvelables s’avère être un véritable coup d’épée dans l’eau. Partout, la conscience nationale se réveille à nouveau. Les gens ne veulent plus d’une politique téléguidée. Ils veulent des racines. Ils veulent une patrie. Ils veulent avoir le contrôle de leur propre destin. Ils veulent de la responsabilité individuelle, et non des décisions imposées par un État nounou intrusif et sur‑réglementé.

La Suisse a toujours été un modèle. Nous avons toujours été le pays qui a démontré que le petit peut être grand – s’il est libre. Le petit peut être fort – s’il est armé et neutre.

Mais la liberté n’a rien d’un acquis. La liberté doit être reconquise chaque jour. C’est exactement ce que nous faisons ici, chez Pro Suisse. Nous ne sommes pas un parti. Nous sommes un mouvement. Le mouvement des Suisses qui ne veulent plus rester spectateurs pendant que leur souveraineté est grignotée au fil des négociations.

C’est pourquoi je vous le dis aujourd’hui, clairement et sans détour: voici notre programme – simple et compréhensible:

  1. Nous ne voulons aucun rattachement à l’Union européenne. Ni par un détour caché, ni par une voie détournée. Aucune intégration institutionnelle. Aucune reprise du droit européen. Jamais, sous aucune forme.
  2. Nous ne voulons aucune externalisation de la politique énergétique, de la politique de santé, de la politique agricole, ni d’autres domaines, vers l’Union européenne.
  3. Nous décidons nous‑mêmes de l’immigration et de l’ensemble des mouvements de personnes en Suisse et à travers la Suisse, de manière pleinement souveraine.
  4. Nous voulons préserver la neutralité armée et intégrale, valable en tout temps. Notre armée doit redevenir une armée du peuple. Elle doit retrouver sa capacité opérationnelle. Elle reste indépendante. Aucun rapprochement avec l’OTAN et aucune participation à une armée européenne.
    Quiconque remet en cause notre neutralité se heurte à l’ensemble du peuple suisse. La volonté de défense doit être encouragée de manière ciblée, car sans volonté de défendre le pays, même les meilleurs systèmes d’armement ne servent à rien.

Ce n’est pas une politique d’hier. C’est une politique pour demain. Pour nos enfants et nos petits‑enfants. Pour la Suisse de 2050 et au‑delà, qui doit rester libre.

Et vous savez ce qu’il y a de plus beau? Nous ne sommes pas seuls. Vous êtes là. Les 800. Et derrière vous, il y a des centaines de milliers de personnes, voire des millions, qui pensent exactement la même chose, mais qui n’ont pas encore trouvé leur voix. Pro Suisse leur donne cette voix.

C’est pourquoi j’en appelle à chacune et chacun d’entre vous: engagez‑vous. Parlez avec vos voisins. Allez voter. Soutenez Pro Suisse avec votre temps, votre argent et votre coeur. Car lorsque nous restons unis, nous sommes forts.

Les élites à Berne et à Bruxelles peuvent bien nous traiter de dépassés. Les globalistes peuvent bien nous trouver obstinés. Mais l’histoire nous enseigne ceci: les obstinés ga-gnent. Les libres gagnent. Les Suisses gagnent.

Aujourd’hui est le jour où nous envoyons le signal:

  1. La Suisse reste la Suisse! La Suisse reste libre! La Suisse reste neutre – et armée!
  2. Nous, à Pro Suisse, défendons la souveraineté de notre pays.
  3. Nous défendons la neutralité permanente, intégrale et armée avec tous les moyens démocratiques.
  4. Nous sortons d’ici tous ensemble, déterminés à défendre la Suisse que nous aimons.

Alors, pour conclure, levons‑nous.

Applaudissons. Pas pour moi – mais pour notre chère Suisse, notre patrie!

Vive la Suisse libre!

Vive Pro Suisse!

Je vous remercie!