Un héritage de liberté forgé dans l’adversité
L’histoire suisse est celle d’un petit pays qui a su dire non lorsque tout poussait à céder. Dès le Pacte fédéral de 1291, des communautés alpines ont choisi de s’unir pour défendre leur autonomie face à des puissances bien plus grandes. Ce choix n’était pas évident. Il impliquait des risques, des sacrifices, mais aussi une conviction claire : rester libres.
Cette détermination s’illustre aussi à Morgarten, où des hommes simples ont résisté à une armée supérieure. Elle se retrouve dans la figure de Guillaume Tell, symbole du refus de l’arbitraire. Ces épisodes ne sont pas des mythes lointains. Ils rappellent une réalité fondamentale : la liberté ne se donne pas, elle se défend.
Aujourd’hui, les formes de pression ont changé, mais le principe reste le même. Ce qui se joue, c’est la capacité de la Suisse à décider de son avenir par elle-même, sans se soumettre à des cadres imposés de l’extérieur.
Des choix actuels qui engagent notre avenir
Les débats actuels autour des accords internationaux montrent que cette question est plus que jamais d’actualité. Derrière des termes techniques se profilent des mécanismes qui limiteront notre souveraineté et remettront en cause notre modèle politique.
Accepter que des juges étrangers tranchent sur des questions suisses, c’est franchir une étape importante. C’est renoncer à une part de ce que nos ancêtres ont construit. Ce n’est pas un simple compromis, mais un changement de logique : celui d’un pays qui se plie devant les puissants au lieu de décider de son sort.
À force de céder sur des points présentés comme secondaires, c’est l’ensemble qui se transforme. Le risque est réel : celui d’un affaiblissement progressif de notre capacité à poser des choix indépendants comme peuple souverain.
La Suisse s’est construite sur le courage, la responsabilité et la liberté. Ce socle ne doit pas être remis en cause. Nous devons rester fidèle à l’héritage de combat pour notre liberté et d’indépendance et de courage de nos ancêtres.
Aujourd’hui, comme hier, notre liberté dépend des choix que nous posons. Défendre notre souveraineté et notre neutralité, c’est refuser les pressions et garder la maîtrise de notre avenir. Restons vigilants et engagés : notre liberté en dépend. Un pour tous, tous pour un : partons au combat !

Marie-Bertrande Duay
Députée suppléante au Grand Conseil valaisan, présidente des femmes UDC romandes, conseillère communale UDC de Martigny, Martigny (VS)