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Aides d’État : la bureaucratie cachée des accords de l’UE

Derrière les accords avec l’UE, présentés comme une simple modernisation, se cache une reprise automatique de milliers de pages de règles européennes qui imposeraient à notre pays des contraintes inédites, coûteuses et inutilement intrusives.

De la confédération aux communes

Les 2’228 pages du paquet et les plus de 20’000 pages de droit européen associé instaureraient un principe clair : la Suisse appliquerait les décisions de Bruxelles, même lorsqu’elles contredisent nos choix démocratiques.

Le domaine des « aides d’État » en est certainement l’exemple le plus préoccupant. Toute intervention publique – subvention, prêt, garantie, soutien indirect – pourrait être considérée comme problématique. Cela viserait les CFF, les aéroports, les infrastructures, les communes, nos services publics et même la formation professionnelle.

Un simple terrain de football communal, un soutien à une entreprise locale ou un projet régional seraient soumis à des procédures complexes, à des notifications obligatoires et à une incertitude permanente. Cantons et communes perdraient leur liberté d’agir. Le peuple, quant à lui, perdrait la maîtrise sur son destin.

La bureaucratie étouffe notre souveraineté

L’UE exigerait en plus la création d’une autorité suisse chargée de contrôler nos politiques selon ses critères. Résultat : une surveillance redondante, lourde et coûteuse, déconnectée de nos réalités. Les investissements essentiels dans des domaines comme l’énergie, la mobilité ou bien les régions périphériques seraient ralentis ou empêchés par des règles rigides qui ne tiennent aucun compte de nos besoins et des réalités locales. Là où la Suisse agit avec efficacité, proximité et pragmatisme, Bruxelles impose sa lenteur et sa logique administrative.

Ce paquet n’est pas un ajustement technique : c’est une transformation profonde de notre liberté politique et de notre organisation fédéraliste. La Suisse n’a jamais dépendu d’un tuteur pour réussir. Elle n’a aucun intérêt à commencer aujourd’hui.

NON à la soumission à Bruxelles et à l’assujettissement 2.0 au Bailli Gessler.

Nous refusons :  D’OBÉIR, D’ÊTRE SURVEILLÉS, DE PAYER ET DE NOUS TAIRE.

Jean-François Ramé
Président UDC district de St-Maurice

St-Maurice (VS)