Partager l'article

Suisse–UE : un nouveau mythe d’Icare

Bruxelles impose sa loi, la Berne fédérale capitule et le peuple suisse est censé se taire et payer.

Dans le mythe d’Icare, le héros parvient à s’échapper du labyrinthe, mais se brûle les ailes et meurt en s’approchant trop près du soleil. Il en va de même pour la Suisse dans sa quête de souveraineté. Les relations internationales forment aujourd’hui un véritable labyrinthe, et l’Union européenne y apparaît comme ce soleil : puissante, attirante, en apparence salvatrice, mais fatale à notre indépendance.

Le soleil européen, une attraction dangereuse

Ces dernières semaines, certaines déclarations venues de l’étranger ont rappelé une vérité dérangeante : sur l’échiquier mondial, seuls les États souverains sont respectés. La Suisse n’échappe pas à cette règle.
Face aux tensions géopolitiques, l’UE se présente comme un pôle de stabilité. Mais derrière le discours de coopération se cache une logique bien connue : alignement juridique, reprises automatiques du droit, juges étrangers et bureaucratie.
Les europhiles voudraient nous convaincre que pour assurer notre sécurité et notre stabilité nous devrions nous rapprocher du soleil. L’histoire montre pourtant l’inverse. La force de la Suisse a toujours résidé dans sa liberté de décision, sa neutralité et son indépendance institutionnelle.

Ne pas brûler les ailes de la souveraineté

Les nouveaux accords Suisse–UE promettent fluidité et accès au marché. Mais à quel prix ? Renoncer à une part de notre souveraineté, c’est accepter que des règles étrangères s’imposent à notre démocratie directe.
La Suisse a choisi, depuis des décennies, la voie de la coopération libre et équilibrée. Elle commerce avec le monde entier sans se soumettre à un bloc. C’est ce modèle qui a garanti notre prospérité et notre stabilité. 
Voler trop près du soleil européen, c’est oublier les leçons du passé. Une fois les ailes brûlées, il est trop tard pour corriger la trajectoire : c’est la chute assurée.

La Suisse doit rester maîtresse de son destin. Coopérer, oui. Se soumettre, jamais ! Ne rejouons pas le mythe d’Icare. Gardons le cap de la souveraineté : loin du soleil !

 

Kevin Grangier
Coordinateur Romand ProSuisse,
Noville (VD)

Refuser ces accords, c’est préserver notre souveraineté et la qualité de notre administration.

Nous refusons :  D’OBÉIR, D’ÊTRE SURVEILLÉS, DE PAYER ET DE NOUS TAIRE !