«Oui à l’initiative sur la neutralité!»
Chères amies, chers amis, chères concitoyennes, chers concitoyens!
Nous sommes réunis aujourd’hui parce qu’un pilier essentiel de notre Suisse est en danger. Un danger qui vient de la Berne fédérale – de ceux qui devraient en réalité protéger notre pays. Notre neutralité, qui s’est développée au fil des siècles, qui a fait ses preuves et nous a préservés des guerres, est systématiquement démante-lée. C’est pourquoi nous devons dire oui à la préservation de la neutralité suisse, et cela signifie concrètement: OUI, à l’initiative sur la neutralité!
Le miracle Suisse
Imaginons un instant ce qu’est réellement notre Suisse. D’un ancien pays pauvre de l’Europe, elle est devenue l’un des pays les plus prospères du monde. Cela tient du miracle!
Comment y sommes‑nous parvenus? Grâce à une devise simple, mais géniale: in-dépendante à l’extérieur, libérale à l’intérieur, dotée de droits civiques uniques au monde, construite sur le fédéralisme, fondée sur l’économie de marché, mais souveraine.
La Suisse s’est donné elle-même les règles de la vie en société. Ou comme l’ex-prima Johannes Furrer, le premier président du Conseil fédéral du nouvel État fédé-ral suisse de 1848, face aux ingérences internationales: «La Suisse indépendante continuera de se gouverner elle‑même!»
La leçon de l’Histoire: la neutralité rend fort!
L’Histoire nous enseigne une vérité simple, mais décisive: la Suisse s’est toujours bien portée lorsqu’elle respectait strictement sa neutralité – et elle s’est tou-jours retrouvée en danger lorsqu’elle s’en écartait!
Après la Première Guerre mondiale – en 1929 – la Suisse, dans un excès de con-fiance et par naïveté, a fortement dilué sa neutralité éprouvée – aujourd’hui, le mi-nistre des Affaires étrangères, le conseiller fédéral Cassis, parlerait de neutralité flexible – et elle a adhéré à la Société des Nations, le précurseur de l’ONU. Le résultat? Nous nous sommes retrouvés dans une impasse en matière de poli-tique extérieure! Lorsque les troupes de Mussolini ont attaqué l’Éthiopie, nous avons dû reprendre les sanctions économiques contre l’Italie – et Mussolini nous a ouvertement menacés de guerre!
Ce n’est qu’en revenant impérativement, en 1938, à la neutralité intégrale que toute la Suisse a pu respirer à nouveau. Le conseiller fédéral Motta s’exclama, sous les acclamations de l’assistance: «À l’avenir, il n’y aura plus de neutralité diffé-renciée. […] La neutralité redevient ce qu’elle avait été durant des siècles: illi-mitée et éternelle. »
Et ce retour à la neutralité est intervenu seulement quelques mois avant le déclen-chement de la Seconde Guerre mondiale! C’est précisément cette neutralité suisse qui nous a assuré la paix durant cette guerre meurtrière!
Et aujourd’hui?
Mesdames et Messieurs, aujourd’hui, nous nous retrouvons à nouveau dans une situation semblable à celle de 1920: celle de l’abandon de la neutralité globale. Le débat au Conseil national lors de la session de printemps l’a montré: la majorité de la classe politique ne veut plus de neutralité suisse, quelle qu’elle soit.
La preuve: la majorité du Parlement n’a même pas accepté un contre‑projet fortement édulcoré à l’initiative sur la neutralité – un texte qui se serait borné à dire: «La Suisse est neutre. Sa neutralité est permanente et armée.»
Réfléchissez-y un instant! Même cette reconnaissance minimale de notre neutralité n’a pas été accordée! C’est la preuve incontestable: la Berne fédérale ne veut pas seulement «gérer» la neutralité de manière «flexible» – elle veut tout simplement s’en débarrasser!
Si déjà la formule de base de notre neutralité, en vigueur depuis des siècles, est pour eux de trop, alors leur véritable intention est claire: l’intégration complète dans l’OTAN et dans l’Union européenne! Cela se fait main dans la main, étape par étape, sans le peuple!
Ainsi, le danger de guerre pour la Suisse augmente considérablement! Les res-ponsables politiques veulent avoir les mains libres dans les affaires étrangères et dans la conduite de conflits. La population se retrouverait seule et sans protection.
C’est exactement ce qui s’est produit en 2022: la majorité du Conseil fédéral, ap-plaudie par les internationalistes, a cédé sous la pression étrangère et a repris les sanctions de l’UE contre la Russie, en contradiction totale avec la neutra-lité. Par cette décision, le Conseil fédéral fit de la Suisse une partie au conflit. Car celui qui adopte unilatéralement des mesures de contrainte non militaires contre une partie prend position entre le bien et le mal. Et il perd sa crédibilité en tant que médiateur neutre.
Ce qui nous menace réellement: guerre, misère et destruction!
Parlons sans détour! Que se passera‑t‑il si nous renonçons à notre neutralité? Nous ferons entrer la guerre directement dans notre pays!
Regardez autour de vous dans le monde! Partout, nous voyons les images: des villes détruites, des familles en fuite, des enfants en larmes, des civils tués, des centaines de milliers de soldats morts, des massacres quotidiens. Ce n’est pas un destin lointain – c’est ce qui nous menace si nous poursuivons cette voie!
Nos ancêtres nous ont légué la paix. Une paix qu’ils ont conquise grâce à des déci-sions avisées. Et qu’ils auraient défendue avec une armée forte. Cette paix, nos responsables politiques sont en train de la dilapider aujourd’hui!
Si nous n’agissons pas maintenant, nos enfants et petits‑enfants demanderont un jour: Pourquoi n’avez‑vous rien fait? Pourquoi avez‑vous abandonné notre paix?
Ce ne sont pas des paroles creuses – c’est la vérité nue et brutale! Chaque pas que nous faisons en nous éloignant de la neutralité est un pas vers la guerre!
Pourquoi l’initiative est‑elle notre salut
L’initiative sur la neutralité n’est pas un carcan rigide, mais notre bouée de sauve-tage. Elle précise clairement :
- Oui, à la neutralité permanente! Pas au cas par cas!
- Oui, à la neutralité armée! Nous nous défendons nous‑mêmes!
- Oui, à la neutralité intégrale! Militaire, politique, économique!
- Oui, à la tradition humanitaire de la Suisse! Ce n’est pas un hasard si le Comité international de la Croix‑Rouge a son siège à Genève!
- Oui, à la diplomatie de paix de la Suisse! Le monde a besoin d’un média-teur fiable et neutre!
L’initiative nous rend des règles claires. Des règles qui protègent contre les zigzags politiques. Des règles qui empêchent nos responsables politiques de nous entraîner dans des conflits étrangers.
Notre appel à l’action
Je vous appelle: levez-vous pour notre Suisse! Pour notre neutralité! Pour notre avenir!
Que devons‑nous faire?
- Parlez à chacun! Expliquez à vos proches, à vos voisins, à vos amis, à vos collègues de travail et de vos associations, ce qui est en jeu.
- Faites‑vous entendre et voir! Affiches, autocollants, lettres de lecteurs, dis-cussions – montrez que nous sommes nombreux!
- Organisez des rencontres! Ensemble, nous sommes forts. Mettez les faits sur la table.
- Utilisez chaque plateforme! Réseaux sociaux, journaux locaux, assemblées communales – partout, nous devons être présents!
- Faites un don, même une pièce de cinq francs est la bienvenue! Face à des adversaires puissants, chaque franc compte.
- Et ensuite, allez voter, emmenez votre entourage avec vous: chaque voix compte!
Notre message simple et clair
Oubliez les arguments compliqués. Il s’agit d’un message simple:
Pas de guerre! OUI, à l’initiative sur la neutralité!
C’est tout ce qui compte! Pas de guerre sur notre sol! Pas de misère dans nos vil-lages et nos villes! Pas de destruction de notre patrie!
Appel
La neutralité suisse est unique. Elle est choisie librement, elle est perma-nente, elle est armée et elle est globale.
Nos ancêtres nous ont transmis cet héritage dans le sang et la sueur. Un héritage de paix, d’indépendance et de sagesse. Il nous appartient désormais de le préser-ver.
Les responsables politiques à Berne ont démontré qu’ils ne souhaitent pas protéger notre neutralité. Même la formule la plus simple de notre neutralité ne leur était pas sacrée! Alors c’est à nous de le faire! Le peuple doit se protéger lui-même!
Sortez maintenant et engagez‑vous pour notre Suisse! Pour nos enfants! Pour notre avenir!
Pas de guerre! OUI, à l’initiative sur la neutralité!
Ensemble, nous gagnerons – pour une Suisse neutre, libre et pacifique!
Merci beaucoup.