La CPE-N s’oppose également à la contre-proposition du Conseil des États. Même si cette proposition n’apporte aucune plus-value réelle, ce double refus témoigne de la volonté de la majorité de la commission de renoncer à la neutralité suisse. Elle se prononce donc contre la voie menant à la paix et à la sécurité, et en faveur d’une politique qui entraîne la Suisse dans des conflits internationaux.
En rejetant les deux projets, la CPE-N se raccroche au statu quo politiquement extensible, celui-là même qui a déjà conduit à une violation de la neutralité en 2022 avec la reprise des sanctions de l’UE contre la Russie. En l’absence de règles claires, la neutralité reste menacée. Les conséquences sont graves : cela sape la crédibilité de la Suisse en tant que médiatrice à l’échelle mondiale et met en péril la sécurité de notre pays de manière irresponsable.
Pro Suisse compte désormais sur le Conseil national pour assumer ses responsabilités lors de la session de mars prochain et soutenir l’initiative sur la neutralité.
Pro Suisse continuera à se battre résolument pour la neutralité suisse – perpétuelle, armée et intégrale – et prépare la campagne de votation.