Depuis plusieurs mois, le nouveau paquet d’accords avec l’Union européenne est présenté comme la seule voie possible pour stabiliser nos relations avec Bruxelles. Cette idée mérite d’être contestée. La Suisse a toujours su coopérer avec ses voisins tout en préservant son indépendance. Aujourd’hui encore, des alternatives concrètes existent pour maintenir des relations solides sans renoncer à notre souveraineté.
Les limites du paquet d’accords
Le paquet d’accords actuellement discuté introduit une logique nouvelle : la reprise dynamique du droit européen dans plusieurs domaines. Autrement dit, lorsque l’Union européenne modifie ses règles, la Suisse devrait suivre pour continuer à bénéficier des accords concernés.
Ce mécanisme pose un problème évident pour un pays fondé sur la démocratie directe. Les décisions politiques importantes doivent pouvoir être débattues et corrigées par le Parlement et par le peuple. Accepter un alignement automatique reviendrait à transférer une partie de notre pouvoir de décision à des institutions dans lesquelles la Suisse ne siège pas.
Il existe des alternatives crédibles
Contrairement au discours alarmiste souvent avancé par les partisans du paquet d’accords, la Suisse ne se retrouve pas face à un choix entre l’acceptation de ces textes ou l’isolement. Cette présentation du débat est trompeuse. Elle vise à créer une impression d’urgence et d’inévitabilité qui ne correspond pas à la réalité. La Suisse a toujours su défendre ses intérêts en négociant avec calme et fermeté. Elle peut continuer à le faire.
Des alternatives crédibles existent pour poursuivre notre coopération et ce, sans soumission. Elles reposent sur une approche simple : maintenir et moderniser les accords sectoriels lorsque cela est nécessaire, négocier de nouveaux partenariats ciblés lorsque les intérêts de la Suisse l’exigent, et refuser un mécanisme institutionnel rigide qui nous obligerait à reprendre automatiquement des règles élaborées ailleurs.
Cette approche pragmatique correspond à la tradition suisse : coopérer lorsque c’est utile, mais rester maître de ses décisions. Elle permettrait de préserver l’essentiel : la capacité du peuple et des institutions suisses à définir leurs propres règles.
Dans ce débat essentiel, une chose doit rester claire : la Suisse doit rester maîtresse de ses choix. La souveraineté n’est pas un slogan. C’est la condition même de notre démocratie.
NON à la soumission à Bruxelles !
Kevin Grangier
Coordinateur romand de Pro Suisse
Noville (VD)
Refuser ces accords, c’est préserver notre souveraineté et la qualité de notre administration.
Nous refusons : D’OBÉIR, D’ÊTRE SURVEILLÉS, DE PAYER ET DE NOUS TAIRE !