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UE : coûts, bureaucratie, soumission ­­­– que demander de plus ?

Le peuple suisse est appelé à se prononcer sur un ensemble d’accords avec l’Union européenne dont l’ampleur et les implications dépassent largement la présentation qui en est faite. Le paquet introduirait des transferts de compétences et des charges financières majeures, qui pèseraient durablement sur nos institutions et nos finances publiques. Simple ajustement technique ? Le doute est permis…

Des coûts et règles imposées

Ce projet totalise plus de 2’000 pages, accompagnées de plus de 20 000 pages de réglementations européennes appelées à s’appliquer automatiquement. Le montant des coûts annoncés sont conséquents : 350 millions de francs par an au titre d’une contribution dite « équitable », près d’un milliard pour les programmes de l’UE et 900 millions supplémentaires de charges structurelles. À cela s’ajouteraient les coûts considérables supportés par les cantons, les entreprises et au bout du compte, chaque citoyen.
Mais au-delà des chiffres, le cœur du problème est institutionnel : la reprise dynamique du droit européen réduirait significativement la marge de manœuvre de notre démocratie directe et limiterait la capacité de notre pays à définir ses propres règles. La Suisse serait amenée à suivre et à appliquer des décisions extérieures sans pouvoir réellement les corriger.

Une bureaucratie étouffante

Les obligations administratives seraient renforcées : certifications plus nombreuses, contrôles supplémentaires, adaptations informatiques et surveillance accrue dans pratiquement tous les domaines. Dans le secteur de l’électricité, une autorité liée à l’UE pourrait intervenir dans l’organisation du marché suisse et peser sur la gestion de nos infrastructures stratégiques.
L’élargissement continu de l’UE et ses besoins financiers croissants exposeraient en outre la Suisse à des contributions toujours plus élevées, sans réelles contreparties à la hauteur.

Léa Sauchay
Membre Pro Suisse

Refuser ces accords, c’est préserver notre souveraineté et la qualité de notre administration.

Nous refusons :  D’OBÉIR, D’ÊTRE SURVEILLÉS, DE PAYER ET DE NOUS TAIRE !