Agiter le Brexit et les bilatérales pour masquer les vrais problèmes
Depuis des mois, les opposants à l’initiative ressortent le même scénario catastrophe. Selon eux, fixer des limites à l’immigration reviendrait à fermer la Suisse, à rompre avec nos partenaires et à provoquer une crise économique majeure.
Cette comparaison avec le Brexit est volontairement exagérée. L’initiative sur la durabilité ne demande ni l’isolement de la Suisse ni la rupture des relations avec l’Europe. Elle demande simplement que notre pays puisse à nouveau maîtriser une immigration devenue excessive et ses conséquences concrètes.
Car la réalité est désormais visible partout. Pénurie de logements, explosion des loyers, saturation des routes et des trains, pression sur les écoles, les infrastructures et les assurances sociales : les effets de la croissance démographique incontrôlée touchent directement la population.
Face à cela, les opposants préfèrent agiter des peurs abstraites plutôt que répondre aux préoccupations réelles des Suisses. Dès qu’il est question de souveraineté ou de maîtrise migratoire, les mêmes accusations fallacieuses reviennent en boucle : « isolement », « Brexit », « danger pour l’économie ».
Les bilatérales ne doivent pas devenir un instrument de pression
Depuis des années, Bruxelles et les europhiles utilisent les accords bilatéraux comme un moyen de pression politique. À chaque débat sur l’immigration ou la souveraineté, les mêmes menaces réapparaissent : « attention aux représailles », « attention aux bilatérales », « attention à l’accès au marché européen ».
Cette logique est inacceptable. Les accords bilatéraux doivent servir les intérêts des deux parties, et non empêcher la Suisse de défendre ses propres intérêts. Une relation équilibrée suppose le respect mutuel, y compris lorsque notre pays décide de fixer des limites pour protéger sa cohésion et sa qualité de vie.
L’initiative sur la durabilité pose finalement une question simple : la Suisse a-t-elle encore le droit de décider elle-même combien de personnes elle peut accueillir durablement ?
La Suisse n’a jamais avancé en cédant aux menaces ou aux scénarios catastrophes. Défendre notre souveraineté et reprendre le contrôle de l’immigration n’est pas extrême : c’est une nécessité pour préserver notre liberté, notre prospérité et notre qualité de vie.

Cyrille Fauchère
député au Grand conseil Valaisan,
Sion (VS)