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« Un avenir sûr et libre grâce à la neutralité suisse. »

Monika Rüegger, conseillère nationale UDC (OW)

Mesdames, Messieurs,

Qui soutient une guerre ou mène même une guerre contre un autre pays n’est pas neutre.
Se pose alors la question: la Suisse doit‑elle risquer de devenir un ennemi ou rester neutre?

La neutralité signifie qu’un pays comme la Suisse ne s’allie pas à d’autres États pour agir ensemble contre un autre pays. Elle signifie que nous ne nous rangeons pas du côté d’une partie en guerre, mais que nous demeurons indépendants.

Seul celui qui n’est pas lui‑même partie au conflit peut parler avec tous les acteurs. Seul celui qui ne devient pas partie prenante d’un conflit peut servir de médiateur de manière crédible.
Et seul celui qui reste indépendant peut apporter une véritable contribution à la paix.

C’est précisément ce que représente la neutralité suisse.

Elle n’est ni un signe d’indifférence, ni une manière de détourner le regard. La neutralité ne signifie pas non plus que la souffrance des populations dans les zones de guerre ne nous touche pas. Bien au contraire: la Suisse doit aider – par un soutien humanitaire, par ses bons offices, par la diplomatie et par le dialogue. Mais elle ne doit pas participer à des guerres étrangères.

Nous, les femmes, les mères et les grands‑mères en particulier, ne devons pas rester silencieuses lorsque le risque augmente que la Suisse se laisse entraîner toujours davantage dans des conflits qui ne sont pas les siens. Car les guerres apportent la mort, la souffrance et la destruction. Et elles frappent surtout celles et ceux qui n’en portent aucune responsabilité : des familles, des enfants, des personnes âgées et des malades.

Nous ne voulons pas que nos fils, nos maris et nos partenaires doivent un jour partir dans des guerres étrangères – des guerres que nous n’avons ni provoquées, ni qui sont celles de la Suisse.

La politique n’a pas le droit d’interpréter notre neutralité de manière aussi flexible qu’elle l’entend pour soutenir des pays en guerre. La neutralité ne doit pas être sacrifiée aux humeurs politiques du moment ni à la pression venue de l’étranger.

Elle a assuré à notre pays, génération après génération, la paix, la sécurité et l’indépendance. Elle n’est pas un vestige d’un autre temps. Face au grand nombre de conflits et aux tensions croissantes entre les grandes puissances, elle est aujourd’hui plus importante que jamais.

La neutralité est comme un rocher dans nos Alpes: solide, fiable et constante. Elle ne se prête pas à des interprétations arbitraires. Elle est inébranlable et non négociable.

La neutralité est la mère originelle de la Suisse.

Elle protège.
Elle sert de médiatrice.
Elle apporte la paix.

Avec l’initiative sur la neutralité, nous voulons inscrire de manière contraignante dans la Constitution fédérale les principes éprouvés de notre neutralité.

La Suisse doit rester neutre de manière permanente et armée. Elle ne doit adhérer à aucune alliance militaire ou de défense, ne pas participer à des guerres entre d’autres États et mettre activement sa neutralité au service de la prévention des conflits et de la paix.

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