Partout en Europe, les entreprises dénoncent le poids des réglementations. Les petites structures, particulièrement touchées, doivent mobiliser du personnel et des moyens financiers pour répondre à des exigences toujours plus complexes. Autant de ressources qui ne sont plus consacrées à l’innovation, à l’investissement ou à la création d’emplois.
Et Bruxelles, dans tout cela ? Malgré les difficultés rencontrées par les entreprises, l’Union européenne continue d’imposer un cadre réglementaire particulièrement complexe. Les décisions prises loin des réalités du terrain peuvent peser lourdement sur les entrepreneurs.
Pendant ce temps, la Suisse bénéficie d’un atout essentiel : son indépendance réglementaire. Notre économie repose largement sur des PME qui ont besoin de stabilité, de souplesse et de liberté pour prospérer. Pourquoi leur imposer davantage de contraintes ?
Or, les Bilatérales III prévoient une reprise dynamique du droit européen dans plusieurs secteurs. Même si cette reprise reste encadrée, elle pourrait exposer nos entreprises à de nouvelles obligations décidées à Bruxelles. Une perspective qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à notre autonomie économique.
La question est donc simple : pourquoi exposer davantage nos entreprises à la bureaucratie européenne alors que celle-ci pèse déjà sur la compétitivité de nos voisins ?
Nos entreprises ont besoin d’accéder aux marchés étrangers, mais également de préserver des conditions-cadres compétitives. La coopération économique ne doit pas devenir synonyme de dépendance réglementaire. Notre prospérité repose sur notre capacité à décider librement de notre avenir. Les difficultés européennes devraient nous inciter à la prudence plutôt qu’à une intégration supplémentaire.
Pour la sauvegarde de notre économie, nous devons refuser de soumettre davantage nos entreprises aux réglementations de Bruxelles. NON aux Bilatérales III !

Jean-François Ramé
Membre Pro Suisse, Saint-Maurice (VS)