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L’Europe s’effondre… Et nous devrions la suivre ?

Les images sont saisissantes. En France, des quartiers entiers ont été ravagés par les émeutes. Véhicules incendiés, commerces pillés, bâtiments publics saccagés : les violences urbaines ont atteint une ampleur considérable. Derrière ces explosions de colère se dessinent aussi de profondes fractures sociales, une précarité persistante et, pour une partie de la population, le sentiment de n'avoir aucun avenir.

La France n’est pas seule à connaître de graves tensions. Dans plusieurs pays européens, les difficultés économiques, les fractures sociales et la défiance envers les institutions alimentent un malaise grandissant. Des décennies de promesses politiques n’ont manifestement pas suffi à résoudre ces problèmes.

Et Bruxelles, dans tout cela ? L’Union européenne multiplie les réglementations, les directives et les contraintes administratives. Mais quelle réponse apporte-t-elle aux inquiétudes quotidiennes de ses citoyens ? Quelle vision propose-t-elle pour retrouver une prospérité durable et restaurer la confiance ?

Pendant que nos voisins affrontent de profondes difficultés, notre pays, bien qu’en proie à des défis qui lui sont propres, bénéficie d’une grande stabilité politique, d’une économie solide et d’institutions éprouvées. Ce modèle n’est pas tombé du ciel : Il repose notamment sur notre indépendance, notre fédéralisme et notre démocratie directe.

Or, c’est précisément l’autonomie de ce modèle que le nouveau paquet de traités avec l’UE remet en question. Reprise automatique du droit européen, tribunal européen, contributions financières régulières, massives et obligatoires : autant d’engagements qui soulèvent des interrogations fondamentales sur notre souveraineté.

La question est donc simple : quel intérêt la Suisse aurait-elle à transférer davantage de compétences à des institutions européennes dont les décisions sont elles-mêmes si vivement contestées ?

Notre prospérité n’est pas un acquis immuable, pas plus que notre stabilité. Elles exigent des choix politiques responsables et une vigilance constante.

L’avenir de la Suisse mérite un débat de fond sur ce que nous voulons préserver, sur ce que nous sommes prêts à partager et, surtout, sur qui doit conserver le dernier mot : Bruxelles ou le peuple suisse. Pour ma part, le choix est fait : je choisis le peuple suisse et c’est pourquoi je dis NON à ce nouveau paquet de traités européens, NON au diktat de l’UE !

Niels Rosselet-Christ
Député au Grand Conseil neuchâtelois