Non à l’initiative sur la durabilité – Pro Suisse : « Le non n’est pas un laissez‑passer – le combat continue »

Lauterbrunnen, le 14 juin 2026 – L’initiative sur la durabilité a été rejetée. Toutefois, la part de oui est notable. Pour Pro Suisse, il est clair que ce résultat ne constitue ni un mandat pour une immigration incontrôlée, ni pour une reprise automatique du droit de l’UE dans les domaines de la migration et de l’asile. Au contraire : la libre circulation des personnes avec l’UE ne doit pas être étendue dans le cadre du paquet d’accords prévu avec l’Union européenne.

Pourquoi l’initiative sur la neutralité de Pro Suisse est-elle indispensable ?

Pendant longtemps, la neutralité suisse semblait aller de soi. Elle faisait partie de notre identité nationale au même titre que le fédéralisme ou la démocratie directe. Pourtant, ces dernières années, ce principe fondamental a été progressivement remis en question. Face à cette évolution préoccupante, l’initiative sur la neutralité portée par Pro Suisse est devenue indispensable.

Brexit et isolationnisme suisse : le mensonge préféré du camp du NON

Depuis le lancement de l’initiative pour la durabilité, le camp du NON tente d’imposer une idée simple : toute volonté de limiter l’immigration mènerait automatiquement à un « Brexit suisse », à l’isolement et à la destruction des accords bilatéraux. Cette comparaison est trompeuse. Elle sert surtout à faire peur pour éviter le vrai débat : celui qui concerne les conséquences de l’immigration de masse et de la capacité de la Suisse à reprendre le contrôle.

La trahison des héritiers

Il y a une douzaine d’années, lors d’un entretien bilatéral avec Adolf Ogi, l’ancien conseiller fédéral qui soutint avec une ferveur inébranlable l’intégration de la Suisse à la construction européenne, j’ai soudainement eu le sentiment que l’homme que j’avais en face de moi avait été trahi. Trahi par qui ? Par les bureaucrates et les technocrates européens qui ont succédé à Konrad Adenauer, à Jean Monnet ou à Winston Churchill.