La neutralité, ce pouvoir que la Suisse sous-estime

On entend régulièrement que la neutralité intégrale empêcherait la Suisse de « peser » sur les affaires du monde. C’est oublier un paradoxe : dans un monde où chacun appartient à un camp, celui qui peut encore parler à tous acquiert un poids particulier. Notre neutralité ne nous retire pas du jeu. Elle nous donne une place que peu d’États peuvent occuper.

Sécurité européenne : coopérer sans s’aligner

La Suisse entretient depuis longtemps des relations étroites avec ses voisins européens. Cette coopération est utile et nécessaire. Mais coopérer ne signifie pas renoncer à son indépendance. En matière de sécurité, la Suisse doit pouvoir travailler avec ses partenaires tout en restant fidèle à un principe essentiel : sa neutralité.

Initiative sur la neutralité : le Conseil fédéral souhaite disposer d’une marge de manœuvre – l’initiative impose des lignes directrices

Berne, le 11 août 2026 – Le comité de votation « Oui à l’initiative sur la neutralité » prend bonne note de la conférence de presse donnée aujourd’hui par le Conseil fédéral. Pour le comité, la question centrale n’est pas tant celle d’une marge de manœuvre plus ou moins grande, mais plutôt celle de règles claires pour la neutralité suisse.

Neutralité suisse : rester libres dans un monde polarisé

La guerre est de retour en Europe, les tensions internationales se multiplient et les grandes puissances renforcent leurs alliances. Dans ce contexte, certains considèrent la neutralité suisse comme dépassée. C’est pourtant précisément dans un monde plus instable qu’elle retrouve toute sa valeur : celle d’une Suisse libre de ses choix et maîtresse de son destin.

Par obsupport, il y a